Écoute mon mécontentement que j'adresse à cette vie, sur cette feuille de papier. Écoute c'que j'ai appris d'une vie triste et usée, pense à c'que j'ai écrit, à mes sentiments brisés. J'vois les gens qui s'plaignent, mais personne les réconforte. J'vois les roses qui déteindent pis l'enfer qui devient plus fort.
Dans les larmes, à chaque jour, j'prend les armes à mon tour. J'aime mon homme plus que tout, mais j'ai peur de pas faire le poid, peur de pas voir le bout... D'y faire mal malgré ma foi pis d'pas avoir de sous à donner à nos enfants. J'ai peur du futur, peur de pas savoir comment passer au travers des murs durs ou tout simplement pas savoir m'occuper d'lui. Quand j'y pense comme il faut, dans c'monde y'a rien d'assez beau pour un ange de son grade...
Lui, y m'apporte le sourire pendant qu'le monde font la guerre. Eux sont en train d'mourir pendant qu'y m'éloigne de l'enfer.
Le ciel pleur des missiles et nous on pleur notre amour. Y brisent leur domicile et nous notre coeur devient lourd. Y tuent des civiles, nous on s'tire en bas des tours. Y les tuent par coup d'mille, nous on saigne à chaque jour.
Toute manière c'est chacun ses larmes, chacun ses pleurs, chacun sa peur. Y'a toutes ces lignes peinées qui décident de scrapper l'texte, comme le Sida qui s'pointe en plein milieu d'une partie d'sex. En faisant l'amour, on devrait transmettre la vie, mais c'est rendu qu'aujourd'hui, on transmet des maladies. Tu prêtes la mort à ton prochain, l'homme agit en chien.
Si tu prends pas ta vie en main, sache que ça t'apporte à rien.